Histoire moderne du graffiti

Histoire moderne du graffiti

Observé depuis maintenant des millions d’années sous diverses formes, le graffiti est un support d’expression et de manifestation grandeur nature!

Ayant ponctué sporadiquement l’univers de diverses civilisations, ce n’est cependant qu’au 20e siècle qu’il devient un art esthétique estimé du monde artistique mais aussi des amateurs qui cherchent à se procurer certaines de ces oeuvres très particulières.
Ainsi, l’art du graffiti a prit son essor dans les années 1900 et plus particulièrement vers 1942, durant la seconde guerre Mondiale. C’est à cette époque qu’on associe véritablement un nom au graffiti. Ce nom est Kilroy. Il s’agit d’un homme qui aurait travaillé dans une industrie qui fabriquait des bombes à Détroit, au Michigan.

Chaque fois que l’homme vérifiait un item, il y inscrivait en grosses lettres « Kilroy was here » (Kilroy était ici).

 

Ainsi, ces bombes étaient transportées en Europe alors que la guerre battait son plein. C’est de cette façon que Kilroy devint populaire. Les soldats écrivaient l’inscription « Kilroy was here » sur tous les murs qui étaient demeurés intacts suite aux bombardements. Par la suite, le nom devint rattaché systématiquement au graffiti et Kilroy est devenu synonyme de protestation pacifique par le billet de ses inscriptions.

 

Dans les années 50 et 60, c’est au tour de Cornbread de voler la vedette. Ce dernier travaillait avec la collaboration de son acolyte nommé Kool Earl. Ces derniers ont contribué  à faire du graffiti ce qu’il est aujourd’hui. CORNBREAD avait commencé à faire des graffiti pour impressionner une jeune femme mais, gagna à sa grande surprise en popularité. Ainsi, les médias se sont intéressés à ses oeuvres, lesquelles ont souvent connu une large publicité.

Il finit par se dissocier de son compagnon et travailla seul jusqu’en 1972, moment où il stoppa ses activités.
Cela dit, la fin des années 1960 fut forte en manifestations de tous genres. La guerre du Vietnam entraîna de nombreuses revendications et le signe de paix fut peint sur une multitude de murs de campus universitaires et d’écoles partout en AMERIQUE, mais aussi en EUROPE. De plus, les revendications de la population afro-américaine, le féminisme, l’appel mondial à la paix, etc., furent causes de graffiti et de manifestations de support et de solidarité. C’est d’ailleurs à la même époque que le graffiti fait une entrée remarquée à New York. Avec des noms importants et reconnus encore à ce jour dans le milieu, des individus qui ont eux aussi contribué à faire du graffiti ce qu’il est à ce jour.

graffiti modrene

Au début des années 70, le graffiti se transforma littéralement.
Certains artistes commencèrent à peindre d’avantage que leurs simples pseudonymes. Le mouvement était bien enclenché. Ces artistes avaient alors pour mission de peindre dans les lieux les plus interdits et contrôlés, privilégiant la transgression des lois et le malin plaisir qui en retourne. C’est aussi à cette époque qu’on voit apparaître les premiers « tags » féminins. En effet, le graffiti était plutôt pratiqué par des hommes, résultat direct des risques encourus lorsqu’un dessin ou une signature étaient peints dans des lieux à hauts risques. En 1971, les graffeurs commencent à peindre leurs pseudonymes sur les wagons de trains, à l’intérieur de ceux-ci et même sur les murs des stations. S’en suit une remarquable période d’évolution jusqu’à la fin des années 70 : pseudonymes en trois dimensions, dessins élaborés, collectifs de plus en plus nombreux. Ainsi, cette quête se poursuivit jusqu’à la fin des années 1980.
À New York, une nouvelle réglementation expressément conçue pour contrer les graffiti fut adoptée. De cette façon, l’effet dissuasif devint palpable et le découragement fut à son plus haut niveau. Un infime nombre d’artistes graffeurs persista ainsi à peindre trains et métros, malgré des contraventions coûteuses et même, des peines d’emprisonnement dans certains cas. L’élection du maire Giuliani dans les années 1990 met encore plus l’emphase sur les sanctions et le fait de contrer les graffiti. Malgré cela, les passionnés n’ont jamais complètement laissé tomber leur art et ont continué de peindre. Aujourd’hui, plusieurs pays considèrent certaines oeuvres comme étant de l’art contemporain et tolèrent le graffiti avec une pointe de plaisir et d’admiration envers ces artistes qui jouent un rôle clé dans la liberté d’expression.
BEN source…

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